Considérations sur l’individu

michelange
Vous les humains, avez un problème de qualité.
Le procédé de votre fabrication manque de constance et les finitions produit, qui demandent un temps incroyablement long et des attentions si couteuses ne sont pas normalisés.
Le résultat de ceci est que vous n’êtes pas standardisés et que la lute est toujours ouverte pour en déterminer les causes. Qui est responsable de la grande diversité de ce que l’on appelle un humain après un processus de réalisation qui prend pratiquement une quinzaine ou une vingtaine d’année ? Le hardware, le software ?
Le dogme ancien parle de détermination divine tout en accablant celui qui tentait de s’extraire de son destin ou du destin qu’on soupçonnait le divin de lui avoir assigné.
Le dogme nouveau, à l’inverse parle d’une page blanche d’un être à l’humanité non définie. Tout serait maintenant une question d’environnement, et de l’homosexualité à la capacité mémorielle en passant par les gouts alimentaires ou l’amour du fascisme est introduit dans le corps vierge, le réservoir toujours identique des chairs qui ne se transforment pas en individus avant l’introduction logicielle.
Halte aux dogmes. Ce que j’aime chez vous (si je dois aimer quelque chose) c’est votre complexe diversité, malgré l’insupportable de certaines. J’aime qu’il y ai des petits, des gros, des roux, des artistes et des technocrates, des rebelles pour compenser les despotes. Peut importe d’où viennent ces différences mais je ne peux croire que la nature, la génétique, a laissé à la seule machine humaine le pouvoir et la charge de transformer un amas de cellules grises en être social dans le seul procédé éducatif, alors que d’autres animaux naissent avec leur patrimoine de comportement.
Je ne veux pas croire non plus que le niveau de testostérone et l’impact de ce niveau doit établi par l’ambiance sociale. Ou alors, il faut vite trouver la formule magique qui met ce niveau au minimum et on commencera à respirer un peu mieux. 😀

Ça craint

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Moi, j’ai pas de mutuelle, pas d’anti-virus, pas de pare-feux.
Retour de bâton brutal, je suis victime d’une intrusion  et tout mon système à tremblé, de l’alimentation jusqu’à la fréquence des processeurs. Ça fait drôle, les priorités changent, les attributions de ressources, la notion de temps, de performance. Je vais profiter du nettoyage et de la désinfection pour clarifier mes options vitales. Faire durer le matériel et utilisation optimisée, plus de cycles pervertis, plus de fumée dans la salle machine !

Le paradoxe du vote

condorcet
Nicolas de Condorcet était un garçon intéressant bien que statisticien.
Habillé en fille par sa mère bigotte jusqu’à l’age de 9 ans il rejette la religion, il milite pour le vote des femmes après la révolution à laquelle il participe et qui lui coutera la vie en 94. Son paradoxe du vote établi que la somme des choix individuels ne correspond pas au choix collectif (je simplifie outrageusement).
Ce que Tarik Tazdaït, en tant que mathématicien et économiste (un mélange trop courant en économie) appelle paradoxe du vote c’est plutôt le fait que les individus votent alors qu’ils n’ont pas intérêt à le faire !
Un vote individuel n’a aucun poids sur l’élection, certes. Et les statisticiens on mis des décennies à déterminer que l’acte de vote à des motivations autres que le résultat final; comme le poids des candidats et le soutient d’une idée politique, ou le rejet d’une autre.
Pour moi, le paradoxe du vote c’est que les modèles mathématiques aident les démagogues au pilotage des masses et orientent les décisions politiques sur les sentiers électoralistes et les autoroutes populistes.
Le paradoxe de la démocratie c’est que la démagogie est une dictature.
Fort heureusement, les mathématiques sociales sont un peu comme la musique militaire, des disciplines dont le mélange anéanti l’efficacité 🙂

Martin Veyron

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Le génial Martin Veyron s’en fendu d’une balade sentimentale moderne et intemporelle.
Vous savez que je suis fan. Vous savez aussi que je ne me départi jamais de mon œil critique. Tout aiguisé qu’il est il a de nouveau fondu devant l’humour pertinent du grand MV.
Une promenade dans les sentiments du cœur et du cul, la tête et la peau cette fois. Une invention de personnages dans un travelling sur la ville.

Moi Toi Nou

Le_rat_et_l_huitreJe ne sais pas ce qui se passe rue de Rome, les travaux, les trous, les containers, c’est un chantier moche et sordide, mais c’est sans importance. Vous pouvez enlever la rue de Rome, je n’en ai plus besoin.
Depuis longtemps ce n’était plus qu’un repère, une balise qui permettait de situer la hauteur de la canebière où on trouvait Toinou. Toinou l’écailler, le fameux.
Infamie ! Une sorcière a jeté un sort au héros du couteau à huitre.
Ce n’est pas comme on essaiera de vous le faire croire un bar à huitre remis à neuf (!)
C’est une épicerie, glauque qui vend des huitres à l’unité, du pain et des cuillères jetables, des soupes en carton, de la rouille en barquette et des grimaces en marinière marketing.
Je me demande quel est le mauvais génie derrière cette machination. Allez savoir s’il s’agit d’un plan de destruction global de la ville ou simplement d’une stratégie d’élimination du centre. Un coup des américains ?